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    AU LOIN LES SIGNAUX

    al lou'lou'

    exposition, performance, projection, concert

    du 15 au 17.09.2017
     

    Chantiers navals Borg, Sainte-Marie & Tagliamonte - Anse du Pharo, Marseille 

  • PROGRAMME

    * pendant les Journées du Patrimoine *

    Exposition

     

    du 15 au 17.09 - Chantiers navals Borg & Tagliamonte

    entrée libre

     

    vernissage, vendredi 15.09 à 19h30
    suivi d'un concert de Matthieu Pernaud à 21h

    exposition en entrée libre à visiter jusqu'au 17.09 à 18h

     

    Avec des œuvres de Bertille Bak, Marcel Dinahet, Clémence Marin & Marguerite Reinert, Geoffroy Mathieu, Enrique Ramírez, Linda Sanchez, Elvia Teotski

    Performance

     

    samedi 16.09 dès 18h - Chantier Naval Borg

    entrée libre

     

    Plasticienne, compositrice et performeuse, Myriam El Haïk fait une proposition minimaliste sur le geste, la relation entre intime et public, entre ce qui se voit et ce qui ne se voit pas et potentiellement, si on va plus loin, l'artiste joue sur les registres de langues et de codes qui font communication (ou non). Dans la répétition, un langage apparaît sous nos yeux.

    Concert acousmatique

     

    vendredi 15.09 à 21h - Chantiers Sainte-Marie
    entrée libre, sous réserve d'adhésion à l'association (prix libre)
     

    Musicien discret mais hyperactif du milieu musical marseillais, Matthieu Pernaud dévoilera au cours d’un concert spatialisé, une sélection de composition et de morceaux choisis, oscillant entre minimalisme robotique, musique concrète ludique et noise futuriste.
    capacité limitée à 100 personnes

    Projection

     

    samedi 16.09 à 20h30 - Chantiers Sainte-Marie
    entrée libre, sous réserve d'adhésion à l'association (prix libre)

     

    Les œuvres sélectionnées, tour à tour, évoquent des groupes qui semblent imaginer et recréer un être ensemble, pour inventer leur propre régime d’expériences et d’existences, en relation avec l’environnement –qui dans son étrangeté et les évocations qu'il permet– amène à la transformation de la communauté et à une possibilité d’invention de « sociétés » nouvelles.

     

    Avec des œuvres de Neil Beloufa, Jacynthe Carrier, André Fortino, Lola Gonzàlez
    capacité limitée à 100 personnes

  • Un sentiment

    Il existe un chemin de traverse qui parcourt secrètement les confins de la ville : une promesse pour quiconque décide de s'abimer dans les bords infinis de Marseille et de s'approcher de l'eau.

    Changement de lumière, froissement du ciel, objets mouillés, doigts salés, yeux secs. Les failles et les brèches du paysage sont de puissants réservoirs de fictions, qui surgissent à la faveur d'un signal. Il suffit alors de se laisser happer par les lisières, d'abandonner les signaux au loin derrière, pour ressentir un appel : venez traîner sur les pontons, grouiller dans les cailloux, signaler la mer de vos repères, poser vos jalons.

    Les artistes invités témoignent de gestes et pratiques qui tentent de s'approcher de cet endroit fragile qu'est la lisière. Ils inventent des protocoles, s'approprient des savoir-faire ou construisent des histoires pour l'invoquer. Telle l'invention d'un langage ou l'écriture d'une partition, les œuvres signalent l'existence d'un impensé ou d'un ailleurs sans chercher à le nommer.

     

    Avec la complicité des chantiers navals Borg, Sainte-Marie & Tagliamonte, et du GRASM, ces artistes investissent l'Anse du Pharo. AU LOIN LES SIGNAUX – al lou'lou' est une invitation à contempler les interstices de la ville à travers une exposition, une performance, une soirée de projection et une soirée musicale et la visite du Chantier Naval Borg.

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    Projections de groupes

     

     

    avec les films de Neil Beloufa, Jacynthe Carrier, André Fortino, Lola Gonzàlez

     

     

    Samedi 16.09 - 20h30
    Anse du Pharo, Marseille

    Libre Archipel

    un film d'André Fortino
    projeté en avant-première

    Libre Archipel est un film réalisé à l'occasion d'une proposition faite par André Fortino à un groupe d'étudiants de l'École supérieure d'art et de design Marseille-Méditerranée : s'installer sur l'île du Frioul pour réaliser une vidéo. Mais parce que cette invitation constitue déjà une histoire, le réalisateur a ajouté sa propre caméra à cette aventure et son regard sur le film en train de se faire.

    Entre les partis pris différents de ces regards conjoints, le récit s'évade tandis que le Frioul devient une terre étrange aux mille yeux. Paysage mystique à la topographie labyrinthique, l'île prend peu à peu le pouvoir et laisse s'infiltrer au sein de cette communauté d'étudiants le doute sur sa propre nature et sur la véritable quête de ses membres.

  • Les artistes

    BERTILLE BAK

    France | Arras, 1983 – vit et travaille à Paris


    « Attachée à l’observation de la société, à l’analyse précise d’un terrain, Bertille Bak prend pour source d’inspiration et de travail les communautés ou les collectivités au contact desquelles elle évolue, dont elle observe les rites, les gestes, les objets. Avec la complicité des individus qu’elle rencontre se construit un récit entre documentaire et fiction. Qu’il s’agisse de sa propre communauté, celle des corons du Nord de la France, ou de groupes qui lui sont étrangers, il n’est jamais question pour elle de se mettre à distance, mais au contraire de partager une séquence de vie, une résistance. Comprendre l’organisation entre les individus, répertorier leurs histoires personnelles et collectives, les traditions qui les lient, leurs passe-temps et révoltes est au cœur de son travail. » (Galerie Xippas)

     

    http://www.xippas.com/fr/artists/bertille-bak/

    http://www.thegalleryapart.it/BertilleBak/bertille-eng.aspx

    NEIL BELOUFA

    France | Paris, 1985 – vit et travaille entre Paris, New York et Los Angeles


    La manière dont nos modes de représentation sont constitués et la question de la production, de la diffusion et des interfaces d’interaction avec les images habitent la pratique de Neil Beloufa. À la lisière entre réalité et virtualité, il analyse et décode la façon dont les catégorisations et étiquettes conditionnent nos rapports au monde. Avec lucidité, il embrasse les contradictions et la complexité pour dire un monde globalisé, où chaque référence appelle des réactions préétablies. Dans ses vastes installations et ses vidéos, l’artiste suit des protocoles de détournement pour révéler les mécanismes sous-jacents qui ordonnent nos représentations. Sur différentes échelles de lecture, ses œuvres oscillent souvent entre réalité et fiction, entre low tech et technologie de pointe, entre distance et réactivation.

     

    http://www.neilbeloufa.com/

    JACYNTHE CARRIER

    Canada | Lévis, 1982 – vit et travaille à Québec


    « Jacynthe Carrier examine par la photographie et la vidéo, les différents rapports du corps à l’environnement et les manières d’envisager et de s’approprier le territoire. Dans ses œuvres, le paysage urbain ou rural est une terre à ré-apprivoiser, une aire de récréation, un lieu de « l’encore possible ». Elle réalise différents types d’interventions où des corps et des objets s’assemblent dans des situations performatives et mises en scène. Elle élabore des allégories, des récits qui regroupent des mythologies aussi bien quotidiennes et personnelles que populaires et partagées, dans une tentative de réappropriation d’une certaine part du lieu. » (site de l’artiste)

    Pour chercher à comprendre comment corps et paysage se reconfigurent mutuellement, Jacynthe Carrier présente des communautés prises dans des rythmes collectifs, des chorégraphies muettes, des traversées, comme si les corps se cherchaient dans la mesure du ciel, des canyons ou de la neige. La composition de ces images renvoie ses films à la peinture, mais le cadrage qui structure tout son travail vient déconstruire la toile en la dévoilant par fragments.

     

    http://jacynthecarrier.com/

  • MARCEL DINAHET

    France | Plouigneau, 1943 – vit et travaille à Rennes ainsi que sur son bateau-atelier situé à Minihic près de Saint-Malo

     

    Marcel Dinahet filme la mer –c'est un fait– et tout ce qui bouge avec elle, exercice auquel, lui aussi caméra en main, se prête volontiers. Si « Marcel Dinahet filme la mer ou d'autres choses bien que ce soit la mer qu'il filme », la véritable question est : comment filme-t-il la mer (ou d'autres choses) ? Tout au long de son œuvre, le mouvement de la caméra fait office de nœud signifiant, de tentative d'épouser les formes des mouvements de la nature, de batailles parfois, de combats. Ce sont des aventures physiques que les hommes qui ne sont dotés ni d'ailes, ni de palmes peuvent tenter, afin d'éprouver et de sentir la rudesse glorieuse d'un paysage. Passer de l'autre côté de la représentation impose de ménager des brèches, de sonder des abîmes, de tomber et d'en profiter pour creuser plus loin. La caméra tête chercheuse suit, écrit le ciel, un nuage, les raies de l'eau, la pluie qui tombe, qui glisse, la mer plate, ridée, les vagues, la glace, la caméra malmenée.

     

    www.marceldinahet.co.uk

    MYRIAM EL HAÏK

    Maroc | Rabat, 1973 – vit et travaille entre Berlin, Paris et Rabat


    « Myriam El Haïk est plasticienne, compositrice et performeuse. Son langage repose sur la répétition de signes, de motifs et d’actions simples, inspirés par sa double culture, arabe et européenne. Si l’acte d’écriture et la manière dont celui-ci engage, organise et conditionne le corps est le fil rouge de son travail, c’est aussi le jeu et l’action de jouer qui sont au cœur de sa démarche. Car Myriam El Haïk aime jouer. Ces œuvres existent précisément grâce aux contraintes imposées par les règles qu'elle s'invente. Pour l’artiste, l’écriture est un jeu, le dessin et la musique, aussi. Un jeu basé sur la répétition et la combinatoire, que l’on retrouve dans ses dessins sur papier, ses dessins muraux, ses compositions musicales, ses performances et même dans sa façon de mettre en scène les différents médiums qu’elle explore. Ainsi, à partir d’un élément simple, l’artiste parvient à composer des formes polyrythmiques aussi complexes que minimalistes et à construire un langage pluridisciplinaire étonnamment cohérent. » (site de l’artiste)

     

    http://myriamelhaik.org/

    ANDRÉ FORTINO

    France I Marseille 1977 - vit et travaille à Marseille


    Le travail d'André Fortino est caractérisé par la puissance qui émane de partis pris et de protocoles qu'il applique sans concession à sa pratique. Il s’y investit physiquement tout autant qu’intimement en se mettant en scène au sein de fictions dont les personnages incarnent parfois en filigranes la figure tragique et ironique de l’artiste dans son inscription sociale et politique. Sa pratique de la performance l'a peu à peu amené à construire des objets cinématographiques à partir des différentes versions d'un même protocole, jusqu'à l'épuisement de son propre corps, en en multipliant les ressorts dramaturgiques. Chez André Fortino l'écriture cinématographique est avant tout dictée par les gestes issus d'une rencontre parfois violente entre son corps et un environnement composé et choisi. Ces dernières années André Fortino a cédé la place qu'il occupait dans ses films aux amis, proches, complices ou encore inconnus. Son cinéma s'attache désormais à les regarder se transmuer, se déployer, se réinventer dans le cadre temporel qu'il leur propose et qui génère un espace de liberté. À travers eux il contemple la manière dont ces expériences informent et nourrissent des corps qui se réinventent.

     

    http://www.andrefortino.com/

    LOLA GONZÀLEZ

    France | Angoulême, 1988 – vit et travaille à Paris


    Lola Gonzàlez explore les possibles et les limites du groupe en mettant en place des situations de vie collective ou de partage d'expériences dans des lieux isolés flirtant avec l'intemporalité, à partir desquels elle écrit, met en scène et réalise ses films ou scénarise des performances. L'apparente simplicité du dispositif, qui consiste à réunir des amis et à travailler avec eux, facilite l'incursion de la fiction qui pénètre le travail de l'artiste à tous points de vue. Tout en poursuivant sa quête (L’espace du commun est-il toujours fonctionnel ? Est-il productif ? Permet-il la création ? Peut-il, doit-il, prétendre à autre chose ?), l'artiste garde la main et orchestre les fantasmes, la mélancolie, l'iconographie avec lesquels l'idée de communauté, et surtout de sa transformation, peut résonner au présent et dans des contextes singuliers.

     

    http://lola-gonzalez.com/

  • CLÉMENCE MARIN & MARGUERITE REINERT

    France | respectivement 1991 – vit et travaille à Embrun et Marseille et 1991 – vit et travaille à Dijon et Marseille


    Pour le projet crash-test, Clémence Marin et Marguerite Reinert ont mis leurs pratiques artistiques en commun, ficelées ensemble dans le coffre d'une voiture et ont tracé la route de Marseille à Breil-sur-Roya, de Nice à Embrun. Au cours de ces aventures, elles mettent en jeu les intérêts qu'elles partagent pour certains comportements sociaux, notamment ceux qu'on retrouve autour de la voiture qu'elles considèrent comme l'un des espaces de l'intime contemporain. Au sein de crash-test, elles se sont essayées à différents formats de rencontres par le biais de leurs voitures customisées, en ville, à la campagne, au sein d'expositions ou de manière plus impromptues par de brusques apparitions. En effet l'une des techniques que les jeunes artistes ont mises au point au cours de leur collaboration est la fabrication, à partir de matériaux récupérés et en un temps record, de housses de voiture. Entendons par là un élément textile réalisé sur mesure de nature à recouvrir des véhicules de tous formats. Les formes sculpturales, teintées d'obsolescence (qui abrite encore sa voiture sous une housse ?) qui en résultent flirtent avec un certain apprêt domestique tout autant qu'avec des questions sensibles qui nous habitent aujourd'hui lorsque nous tentons de contenir notre intimité.

     

    https://crashettest.tumblr.com/

    GEOFFROY MATHIEU

    France | Boulogne-Billancourt, 1972 – vit et travaille à Marseille


    L’impact que la structuration d’un territoire peut avoir sur les communautés et individus occupe le centre de la pratique photographique de Geoffroy Mathieu. Par fragments, sans narration préétablie, il saisit des espaces et des environnements habités de traces, de situations, de mouvements, d’objets, de pratiques nouvelles et anciennes. Son envie de comprendre comment les paysages évoluent et sont produits le pousse à regarder autant la métropole, l’urbain, le territoire en développement que l’agricole, le milieu rural, la poche de résistance, les « parcelles périphériques et les angles morts de l’aménagement ». Il s’intéresse particulièrement aux points de rencontre et d’éloignement de ces différents espaces, et aux dynamiques propres qui sont générées dans ces entre-deux. Le photographe examine avec poésie la façon dont les politiques volontaires et inconscientes d’aménagement poussent diverses franges de la société à se réinventer, à redéfinir ses pratiques professionnelles et intimes, et à reconfigurer son appréhension du territoire.

     

    http://geoffroymathieu.com/

    MATTHIEU PERNAUD

    Concert acousmatique

     

    Musicien discret mais hyperactif du milieu musical marseillais, Matthieu Pernaud papillonne de projet en projet et de pratique en pratique: musique discoïde teintée de synthétiseurs vintage dans le duo Diapositive, le label Tcheaz qu’il co-gère depuis 2012, musiques de spectacle pour du cirque ou du théâtre, ou enfin la musique acousmatique qu’il produit et travaille notamment au sein de la classe d’électroacoustique du Conservatoire de Marseille.

     

    C’est cette dernière pratique qu’il dévoilera au cours d’un concert spatialisé, oscillant entre minimalisme robotique, musique concrète ludique et noise futuriste.

     

    http://www.soundcloud.com/matthieupernaud

    http://www.matthieupernaud.net

    ENRIQUE RAMÍREZ

    Chili | Santiago, 1979 – vit et travaille entre Paris et Santiago


    Enrique Ramírez s’intéresse de près à la fragmentation de la mémoire et des histoires dans l’espace ainsi qu'à la façon dont le paysage influence l’imaginaire sociétal. Il nous montre combien il peut être constitutif de l’identité individuelle comme de l'identité collective d’une communauté. Ses photographies et installations vidéo s'inspirent souvent de la mer. La mer comme témoin de mémoire collective et individuelle, à la fois intime et politique. La mer comme lieu de déplacement, voyage, exil et migration, voire de conquête. La mer comme espace commercial, dont les flux maritimes de transport de marchandises sont devenus un parangon de la mondialisation. L’artiste étreint la mer pour dire toute sa charge politique et poétique. Il révèle sa charge militante et contemplative. Enrique Ramírez soulève notamment la mémoire traumatique de la dictature de Pinochet où les dissidents étaient souvent jetés à l’eau, encore vivants, et dont les cadavres hantent l’océan Pacifique. Il se penche aussi sur la perception du temps, tel qu'on peut la percevoir dans la vidéo d’une traversée de Valparaiso à Dunkerque qui souligne la longue attente inhérente au métier de marin.

     

    http://enriqueramirez.net/

  • LINDA SANCHEZ

    France | Thonon-les-Bains, 1983 – vit et travaille à Marseille

     

    Linda Sanchez plonge dans les micro-échelles avec plaisir. Elle relève méticuleusement et avec poésie la façon dont une succession de phénomènes fait expérience. L’ouïe et le regard en alerte, l’artiste observe et isole des segments du réel, tentant de comprendre les liens qui se dessinent entre ces restes qui parfois s’agrègent. Suivant des protocoles d’expérimentation et épousant des temporalités multiples, Linda Sanchez donne à voir des processus en train de se faire et, notamment, un accroissement de gestes infimes qui pourraient passer inaperçus. Elle se penche sur le bois disparaissant sous le ponçage, une goutte d’eau qui court sur une surface plane, des araignées qui tissent des toiles fragiles, des bactéries de lichen colonisant des vestiges architecturaux. Ces sujets d'étude variés –souvent en équilibre provisoire et dépendants d'une mise en mouvement spatiale et temporelle– témoignent de son attention envers les régimes transitoires, les mues. L’artiste révèle les passages et zones de contacts qui permettent ces conversions et reconfigurent les expérimentations qu’elle a entreprises ou capturées.

     

    http://www.dda-ra.org/fr/oeuvres/Sanchez_Linda

    ELVIA TEOTSKI

    France | Toulouse, 1983 – vit et travaille à Marseille

     

    La mention d'œuvre éphémère, labile, périssable ou précaire fait naître un sourire malin sur le visage d'Elvia Teotski. Guettez-là à cet instant, quand pour accompagner son air railleur, splosh, l'une de ses sculptures faite d'agar-agar s'écrase mollement dans un bruit humide et souvent absurde. La science et les manipulations qui s'y rapportent sont devenues l'un des réservoirs de protocoles des artistes contemporains. Chez Elvia Teotski ce recours n'est qu'un artefact : une fois dissipé le doute sur les ambitions réelles de l'artiste, on regardera les dévoiements qu'elle inflige aux certitudes, les mutations engagées par une chimie galvaudée et les transgressions opérées par ses précipités. Formes ondulantes et douces, couleurs acidulées et matériaux naturels restent inoffensifs jusqu'à ce qu'on s'interroge sur les gestes qui les ont produits, et les objectifs auxquels ils se prêtent : l'artiste élabore ses recettes qui résistent au format d'une exposition. Indifférentes, elles mutent et poursuivent leur propre régime de formes à travers différents lieux, ceux intimes du jardin, de l'atelier ou de l'errance, ceux publics de la galerie et de ses prédications. De ces variations esthétiques et des ombres qui en subsistent naît en écho un discours sur le travail et son produit et peut-être sur le métier d'artiste et la destination de son objet.

     

    http://www.elviateotski.com/

  • MERCI !!

    Cette exposition a été produite et soutenue par l'association Vertical Looping (Star) qui remercie tous les bénévoles, les généreux donateurs ainsi que tous ses membres sans qui ce projet n'aurait pu voir le jour.

    En partenariat avec

    Denis Borg, le Chantier Naval Borg & l’association des Pointus de la Barquette, Paul Codaccioni, les Chantiers Sainte-Marie, Hervé & Jean Cordesse, la Voilerie Phocéenne, Paul Tagliamonte, Serge Ximénes, le GRASM

    Mini-ola !

    Rémi Amadei, Céleste Ascar, Charles André, la famille Astier, Laura Bayod, Anthony Catel, Nahida & Denis Cé, Sandrine Depeyre, Sylvie Drago, Antoine Fatoux, Samuel & Camille Goëta, Vincent Ghigo, Jonathan Goffé, Etienne Grandio, Augustin Le Gall, Camille Lemonnier, Floris van Lith, Clément Martinez, David Merceron, Marc Mercier, Jean-Hugues Molcard, Naïk M’Sili, Coralie Pellecuer, Jérôme Plaza, Céline Robert, Cécile Salameh, Benjamin Salignon, Marion, Khénory Sok, Marie Spinnato, Pascal di Stefano, Carla Thurot.

    Les commissaires et l'association remercient particulièrement les artistes, qui ont pris le risque d'accepter la proposition et participé généreusement à ce projet. À suivre !

  • Une proposition de

    Claire Astier

    Anthropologue, commissaire d'exposition et critique d'art. Elle s'intéresse aux formes transdisciplinaires qui mêlent les langages plastiques et de la scène et déploient le cadre spatio-temporel de l'exposition. L'improvisation, les formes collectives, l'idée de communauté, politique, et son régime de présence à travers les cultures et la constitution d'identités, nourrissent son travail.

    Elle a participé à la 23ème session de l’École du Magasin en 2014 et a été lauréate de la résidence internationale de la Fonderie Darling (Montréal) et du programme Generator, 40m3. Elle collabore depuis avec des vidéastes et performers en tant que scénariste ou dramaturge. En 2017, elle participe au programme de recherches ACTIONS coordonné par la Manufacture (Lausanne, Suisse) et écrit dans les revues esse arts + opinions et Critique d'art. Auparavant, elle a travaillé au sein d'institutions associatives, telle que Le Cartel, ou encore au sein d'organisations publiques pour le développement de projets européens en arts visuels.

    Clelia Coussonnet

    Commissaire d’exposition indépendante, éditrice et critique d’art. Ces dernières années, elle s’intéresse à la relation entre les plantes, la politique et les structures de pouvoir, par plusieurs contributions à des ouvrages et avec les expositions Botany Under Influence, apexart, New York, USA (automne 2016) et Remuer la terre/ Leave No Stone Unturned, Le Cube, Rabat, Maroc (printemps 2018).

    Dans sa pratique éditoriale, elle collabore avec Clément Faydit et Alexandros Simopoulos pour développer un projet en lien avec la résidence Hors Pistes 2017 à Nuuk, Groenland – un workshop entre designers internationaux et artisans groenlandais. Elle mène également avec Missla Libsekal le projet de publication In/Visible Voices of Women et contribue à des revues comme Apollo, CCQ, Diptyk, esse arts + opinion, Jeune Afrique, Ibraaz et Ocula.

  • Informations pratiques

    1

    LIEU

     

    Chantier Naval Borg

    Chantiers Sainte-Marie

    Anse du Pharo, 13007 Marseille, France

     

    Bus 81, 82, 82s, 83

     

    2

    DATES

     

     

    du vendredi 15 au dimanche 17 septembre 2017

     

    Mini restauration sur place

    3

    CONTACT

     

     

    06 84 59 18 85 
    06 76 67 34 21
    astiercoussonnet@gmail.com